Impoli-tics du Jeudi 13 Décembre 2018

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Tchaï Tchané… on dit pas ça !

C’est de la bouche de Tonton Tchané alias « Tabac tue tabac » à la veille du congrès du bloc républicain à Parakou: «…Nous partons avec un avantage important. Nous construisons tout ceci en étant au gouvernement. Nous avons la possibilité, avec le soutien du chef de l’État, d’assurer aux uns et aux autres des compensations, s’ils n’étaient pas positionnés en tant que candidats à la députation. Certains seront dans le gouvernement. Certains seront dans les institutions. Les autres seront tout simplement dans la vie civile et participeront à la construction du pays».
Voilà donc qui est plus que clair. La politique selon «Tabac tue tabac », c’est une affaire de partage et de règle de trois. Chacun partira avec un lot. Et ceux qui n’auront rien, auront quand-même quelque chose. Ils auront…la CRIET.
Aristide G.

 

Yayi ICC

 

La CRIET, en relançant le dossier ICC Service, a assurément décidé de blanchir les nuits du brave Yayi qui s’est aussitôt senti obligé de lancer sur les médias, sa ligne de plaidoirie. Il ne connaît les escrocs Bernard Madoff de ICC-Service ni d’Adam ni d’Ève. Tout ça est bon. Sauf que cette version est déjà suffisamment entendue depuis l’éclatement de cette pyramide de Ponzi. On espère bien pour lui que les juges seront assez sages de ne pas chercher à savoir quelle partie de la Bible a été lue, le jour où le Bernard Madoff béninois, Émile Tegbenou est allé faire le culte dominical à son domicile à Cadjehoun.
A. G.

 

Jonquet connexion

 

La barque de l’opposition à Foo Patou, a du mal à flotter sur l’eau. Et c’est le moins que l’on puisse dire en écoutant certaines éructations du jeune député Nouchi Guy Mitokpè. Dans une interview accordée à nos confrères du journal L’Evenement Précis, le jeune suppléant de Candide Azannaï n’est pas allé par quatre chemins pour dénoncer la lâcheté de tous ceux qui essaient de faire l’opposition au régime actuel depuis Paris. Ah oui, Guy n’y est pas allé du dos de la cuillère. Il a carrément enfoncé la fourchette là où ça peut faire mal. Et la réponse n’a pas tardé à venir, tout en finesse, de la bouche de l’honorable Nourenou des FCBE: « Faire l’opposition depuis Paris ne devrait pas poser un vrai problème puisque celui qui est au pouvoir actuellement, est parti de Paris pour gagner les dernières élections présidentielles », a-t-il répondu sur le plateau du Talk-show TJPD de Carrefour TV. Il lui restait d’ajouter pour l’information de Guy, que son boss, le kraka de Jonquet, faisait à l’époque le ménage dans l’hôtel particulier qu’occupait à Paris, l’opposant Agbonnon..
A. G.

 

M’enfin Rufin …!

On ne sait qui a provoqué l’exaspération du grand frère Rufin Zomahoun, Bénino-japonnais jusqu’au fond de l’œil, éternel représentant de la race noire dans les rues de Tokyo. En tout cas sur une radio privée cotonoise la semaine dernière, il a remis quelques pendules à l’heure (japonaise) en rappelant le grand sacrifice de plus d’un milliard de ses fonds personnels qu’il fit au profit des écoles dans les zones déshéritées du Bénin. Et on se prend littéralement de compassion pour ce compatriote quand on sait surtout que se plier en deux, chez les japonais, n’est pas juste un jeu de mot. Pour leur prendre un milliard de ristourne sur un ouvrage à succès qu’il assure avoir publié là-bas, le grand frère Rufin a dû sans doute beaucoup se tordre en deux. Voilà pourquoi il tenait à remettre les points sur les «I» aux tordus de Béninois qui se plient en deux pour trouver du blanc sur la fiente de l’oiseau japonais Rufin. D’ailleurs un de ses avertissements sur l’émission, semble lourd de sens: « les Japonais ne font pas confiance à quelqu’un qu’ils n’ont pas étudié pendant des décennies ». Et ça ne doit pas être faux. Depuis Pearl Harbor, ils ne foutent plus leur bras dans le premier arrière-train de cheval qui se pointe devant eux.
A. G.

 

Germain Cadja Dodo progressiste depuis la prison.

 

L’information est tombée en début de semaine. L’ancien chef d’arrondissement de Godomey, Germain Cadja Dodo, incarcéré pour détournement de fonds, décide, depuis la prison, de fondre son parti politique dans le parti progressiste. En attendant d’avoir des précisions sur le bloc politique de la mouvance dans lequel Atao a fondu son parti, toujours depuis la prison, on devrait être d’accord avec ce ricaneur qui déclare que la pire des choses qui puisse arriver à un homme politique béninois n’est pas la prison. C’est l’interdiction de soutenir un chef de l’État.
A. G.

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