PREPARATIFS LEGISLATIVES 2019 : L’AVANT-PREMIERE DE FOO JO FACE A TIANDO ET A QUENUM

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Chaque semaine en apporte la preuve, la Rupture est une saison de films à sketchs. L’année qui s’achève nous aura fait voir quantité de navettes. Celle qui s’annonce sera tout aussi riche en nanars. Sans surprise ! Les scénaristes et les comédiens sont les mêmes. Nulle raison d’espérer de meilleurs scénarios et de meilleurs jeux d’acteurs.
L’un des personnages majeurs de ces œuvres de piètre assemblage est l’ancien avocat personnel de Agbonnon 1er qui l’a fait son chef de protocole de classe exceptionnelle durant la pré-campagne et la campagne électorales en 2015 et 2016, ensuite son ministre de la Justice une fois le pouvoir conquis (ce n’est pas bête), puis Président de la Cour Constitutionnelle. Une fulgurance en un éclair. Il est né pour briller. Et pour éblouir de son verbe enchanteur quiconque apprécie les beaux-parleurs. Au profit du candidat d’hier, aujourd’hui Agbonnon 1er, il était un haut-parleur à l’acoustique soigné dont les décibels dessinaient un bel avenir dans l’entendement des Béninois.
Dorénavant enfermé dans sa toge de sage de la Cour Constitutionnelle – un accoutrement que son embonpoint de plus en plus débordant rend peu à peu étroit pour son physique – il tricote et détricote à tout va, régularise et se singularise à tout vent. Son prochain chantier : la bonne organisation des élections législatives à venir fin premier trimestre 2019. Cela va de soi. Moins il aura de contentieux électoraux à trancher, mieux cela vaudra pour tout le monde quand bien même trancher mille litiges ne lui coûtera pas une once d’objectivité, s’il faut en arriver là. Pour l’heure, il n’y a pas de grosses vagues à l’horizon. L’exposé que lui ont présenté les deux hommes qu’il a invité à son cabinet la semaine écoulée pour le rassurer, fait état de quelques sources de contrariété à la CENA liées au budget des élections mais démontre aussi que chacun de ses deux interlocuteurs a à cœur de jouer sa partition dans le processus préparatoire du scrutin. Le premier est le président de la Commission Electorale Nationale Autonome, le vieux routier Emmanuel Tiando, manuel ambulant de procédure électorale. Le second a pour nom Sévérin Quenum, le dauphin direct de foo Jo au ministère de la justice. Il est lui aussi (ancien) avocat de Agbonnon 1er et travaille à pérenniser la réputation de son prédécesseur à la tête de ce département ministériel.

Martin SENALIDE

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