Deux (ans) sans mille emplois : le compte est bon !

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Les incendies se suivent et ne se ressemblent pas. Celle dite ‘‘TaxePasMesMo’’ a embrasé la toile et créé la débandade des abonnés de la page Facebook présidentielle. La panique des deux cent mille followers du président est passée. Place à la nique des deux cent mille emplois du discours présidentielle de cette fin d’année.
Pour ceux qui prétendaient que nous venons de vivre deux années pleines de Nouveau départ (2017, 2018) sans franchir la barre de mille emplois créés (Deux…sans mille), les pendules viennent d’être remise à…leurre. On aurait pu faire bref, précis et concis, en disant simplement : « deux cent mille followers, deux cent mille emplois : le compte est bon ! ». On ne va pas (se) jouer Des lettres et des chiffres. D’ailleurs, peu importe la quantité de bière qui coulait à flot dans les bistrots au moment où s’abattait le déluge de propos désobligeants en commentaires suite à l’annonce de deux cent mille emplois créés. Mauvais foie doublé de mauvaise foi. Sinon, comment peut-on objectivement remettre en doute une stat qui crève l’œil dès qu’on se débarrasse de ses verres et que l’on regarde la réalité en face ! Faisons un point non exhaustif : Opposants claviers (OC), Klébéture gouvernementale, blouses blanches et craie en main redevenus employés pour fait de fin de grèves, reconversions professionnelles après les opérations de libération des espaces publics, etc. Comme chacun peut en faire le constat, si le discours présidentiel avait eu le courage d’épouser la vérité des chiffres, on frôlerait une stat de plein-emploi. Au lieu de cela, il a préféré jouer la carte de la modestie. Et tout va en fumée !
Maintenant, rectifions. Nous écrivions ‘‘incendies’’ à l’entame. Accident de frappe. Il eût été plus juste d’écrire plutôt ‘‘incidents’’. TaxePasMesMo n’a été qu’un accident de parcours ; toutefois un incident sans incidence majeure sur les deux cent mille followers présidentiels. Par contre, deux cent mille emplois crées, ce n’est pas un accident de discours. Il suffit, pour s’en rendre compte, de voir à l’œuvre les ‘‘employés créés’’. D’ailleurs, ironie de la situation, ce sont certains parmi ces employés créés, ceux dont la fonction consiste à remettre en cause tout ce que fait le gouvernement, qui montent actuellement au créneau pour dénoncer ce qui serait selon eux une super-chérie. Autrement dit, ce sont les emplois créés et occupés par des personnes payées pour critiquer, qui aliment aujourd’hui la polémique. Heureusement, ils auront toujours sur leur chemin, pour leur porter la contradiction et rétablir la vérité qui irrite, leurs alter ego ci-devant agents de la Klébéture gouvernementale, eux aussi employés créés.

JSP

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