Impoli-tics du Jeudi 03 Janvier 2019

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Nicé – fait – fort

Le congrès extraordinaire de mise en conformité organisé par le parti FCBE samedi dernier, aura été une tribune de choix pour le vieux Nicéphore pour annoncer les couleurs de ce que sera la campagne électorale dans quelques semaines. Ironie, humour, sarcasmes, toute la panoplie du sophisme politique fut déployée par le vieux père pour régler ses comptes avec Foo Patou. On n’oubliera par exemple pas de sitôt son attaque en règle contre l’annonce des plus de six pour cent de taux de croissance contenue dans le discours sur l’état de la nation. Et l’ancien fonctionnaire d’affirmer devant un public hilare qu’on ne mange pas un taux de croissance. Ah mais qu’est-ce la politique peut incroyablement donner des leçons! Ceux d’une certaine génération, se souviennent encore sans doute de la chiffrologie étourdissante dont le premier ministre, puis président de la république, Nicéphore, aux temps forts de son mandat présidentiel, abreuvait les Béninois à chacune de ses sorties médiatiques pour vanter les performances de ses réformes. Bien entendu les Béninois qui n’y voyaient, eux, que du feu dans leurs estomacs, se sont bien vengés de tous ces chiffres de croissance en envoyant le grand Hercule d’alors ad pâtres et en faisant revenir le vieux Kekereke qui, lui, ne connaissait que dalle en chiffre de croissance. En écoutant Nicéphore samedi dernier, on peut conclure dare dare qu’il a compris la leçon… jusqu’à la perversion.

Aristide G.

Aïe – zann – Aïe

Le métronome de Joncket, Candide Azannaï est enfin sorti de son long silence depuis son départ surprise du ministère de la défense où le bruit courait qu’il ne réussissait à rien défendre, surtout pas ses intérêts. Le week-end écoulée, à Ouidah, la voix métallique du restaurateur d’espoir s’est à nouveau fait entendre. Et là aussi, le sarcasme était au rendez-vous. Ce qu’on a compris au-delà de tout, c’est que Candide n’envisage pas une élection sans la mécanique de la fraude. Et il l’a d’ailleurs fièrement proclamé. Ils échoueront parce que la science de la fraude n’est plus de leur côté, lança-t-il de sa voix perçante. Ne nous demandez pas ce qu’il a voulu dire, le Candide. Rachidi Gbadamassi, agrégé en sciences politiques, option Anachronisme procédural sur fond de favoritisme corporatiste, doit en avoir pris de l’ombre. Candide est, pour moment en effet, le seul homme politique de Biglotcheme qui fait publiquement et sans beaucoup de scrupules, un lien direct entre sa présence dans un camp politique et la capacité de ce camp à gagner une élection par la fraude. Il reste à souhaiter que des discours du genre de celui que le parrain de Joncquet a prononcé samedi dernier soient griffés « interdit aux enfants de chœur».
A. G.

Fini le temps des cerisiers

Y avait foule le jour de l’an à cadjehoun, devant le domicile de Yayi pour une présentation de voeux que certaines populations auraient initiée spontanément. Bien entendu, tout le monde ne croit pas à cette théorie de la spontanéité pour une foule où les zemidjans semblaient porter des maillots tout neufs, ce qui est suffisamment rare pour être signalé. Mais ne jouons pas de mauvaise foi. Yayi a une approche du combat politique. Le procès ICC relayé en direct à la radio sert très bien. Occuper l’espace médiatique… en bien ou en mal. Passer ensuite pour victime. L’histoire ici a déjà montré que ces ingrédients produisent immanquablement leurs effets sur un électorat qui vote contre et non pour. Quitte à nourrir ensuite d’infinis regrets. Yayi n’est donc pas con. Sinon comment a-t-on pu obtenir une vue aérienne de cette foule dans cette rue étroite pour un rassemblement spontané? A moins que ce soit un des «DROMES» qui devraient bombarder son domicile il y a 7 ans, qui ait pris par-là, mais sans munitions.
A. G.

Coucou le revoilà, notre SévéRIEN

Lui il n’est pas un enfant de Choeur, Séverin Adjovi. Dans sa longue carrière politique qui part aujourd’hui en vrille, il a donné des coups et en a reçu de biens brûlants aussi. Mais le dernier qu’il a visiblement du mal à digérer malgré la quantité de gorgées d’eau, c’est son expulsion de l’hôtel de ville de Ouidah où, comble d’humiliation, il fût remplacé par une bonne femme. Non pas que Ouidah soit un morceau particulièrement juteux. Mais Séverin y consacrait ses vieux jours pour ne pas crever d’ennui. Et depuis que ce siège lui a été pris, Séverin, devenu SeveRIEN, nourrit sans doute une rancœur tenace vis à vis de Foo Patou, premier des Béninois, mais surtout premier des ouidaniens qui, selon lui, doit certainement avoir sa mains derrière le coup. Voilà sans doute pourquoi SeveRIEN…zut…Séverin, un rien oublieux, a décidé de s’en remettre au grand restaurateur d’espoir de l’Éternel, Candide Azannaï, pour lui restaurer ses espoirs politiques. Il ne reste plus qu’à lui souhaiter du courage pour cet ultime combat politique de sa riche carrière. Autrement, il fera SeveRIRE ses adversaires de Glexue.
A. G.

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