Léhady Soglo et le mal de…maire ?

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Point besoin d’être un médium pour le savoir : le maire déchu de Cotonou à mal. Le maire déchu a mal de savoir les Cotonois orphelins de leur maire par ces temps de fêtes de fin d’année. Le maire déchu a mal dans sa peau de fils privé de l’amour de sa mère. Le maire déchu de la ville-de-bord-de-mer, immunisé contre le mal de mer, a mal de vivre dans le froid d’hiver. Léhady Soglo a sans doute eu encore plus mal, non pas de l’annonce du chiffre de 1200 bénéficiaires de la grâce présidentielle, mais plutôt de savoir qu’il ne jouit même pas du statut de ‘‘condamné’’, préalable pour être gracié. Pauvre Léhady ! Déjà aussi pauvre que Job (confession maternelle), et condamné à discuter leurs pitances aux Gilets Jaunes, lui qui faisait la pluie et le beau temps pour les Maillots Jaunes (Zémidjans) il n’y a pas encore longtemps de cela.
L’artiste, Garou, chante, extraits : « On a beau tout avoir, l’argent, l’amour, la gloire, il arrive un moment, où l’on se retrouve seul, seul au fond de l’abîme, seul au bout de la nuit… » Si Léhady a une âme de mélomane et aime de la bonne musique, il trouvera de quoi se consoler en écoutant Garou qui se chargera de lui enseigner cette leçon de vie : « Celui qui n’a jamais été seul, au moins une fois dans sa vie (…) peut-il vraiment aimer, peut-il aimer ? Jamais !!! » Parce qu’en vérité le maire déchu n’a pas le mal de mer, encore moins le mal de mère. Il souffre du mal d’aimer…
JSP

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