Impoli-tics du Jeudi 10 Janvier 2019

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Kpassitaire!

Personne ne comprend encore la mouche qui a piqué le truculent pasteur Michel Alopkpo, ancien chargé de mission du ministre de l’intérieur Armand Zinzindohoué pour qu’il se porte volontaire pour aller faire une déposition devant la CRIET dans le très médiatique procès ICC. Eh bien puisqu’il insistait, il a fini par être invité au prétoire. Bien-sûr, il a fait une ou deux déclarations croustillantes contre son ancien ministre qu’il aurait accompagné manger un plat chez Tegbenou. Il a aussi saisi la tribune offerte pour dire toute la gloire de Yayi qui, selon lui, serait le meilleur président de l’histoire du Bénin. Les déclarations de ce pasteur auraient pu faire un bien meilleur effet s’il n’y avait pas cet agacement général que son culot inspirait au grand public. Et personne d’ailleurs ne le prit en pitié quand il repartit de la Cour ce jour-là avec une menace de poursuite judiciaire dans le dos pour des opérations de retraits annuels de plus de cent millions directement au trésor public dont il dit être l’auteur, un gibier dépecé par des congrégation religieuses. Un dossier déjà assez solide pour déclencher la machine à fouiner de la CRIET. Et si cette déconvenue que le commun des Béninois salua par un franc «atchonkouin» en rigolant, ne réussit pas à assagir le pasteur, alors plus rien ne le pourra. De toutes les façons, il lui reste désormais à croiser les doigts et à espérer que la CRIET soit suffisamment distraite par d’autres futurs dossiers pour ne pas revenir sur cette affaire prometteuse de retrait de liquidité au trésor public par un pasteur.

Aristide G.

Restaurer la solitude

Depuis sa dernière sortie à Ouidah, Candide Azannaï multiplie les initiatives plus intrigantes les unes que les autres dans le cadre des préparatifs des prochaines élections législatives. La dernière en date est cet appel public lancé par son parti en vue de confectionner visiblement une liste indépendante de candidatures pour la compétition. Et pour ne rien arranger, son filleul, l’honorable «nouchi man» Guy Mitokpè, en remet une épaisse couche avec des piques bien senties en direction du parti USL de Foo Sebago. Si tout cela fait partie d’une stratégie d’Azannaï pour se faire entendre et obtenir sa place au sein de cette opposition, ce ne sera que de bonne guerre, en fin de compte. Dans le cas contraire, Azannaï se préparerait donc à faire chemin seul pour les élections, ce qui ne manquerait pas d’audace sous les fourches caudines du nouveau code électoral. Car il ne sera pas exclu, dans ce cas, qu’au soir du scrutin, on se rende compte que le téméraire fils de Joncquet n’a réussi qu’à Restaurer, non pas l’espoir, mais la solitude.
A. G.

Don Metok a fait toc toc chez Yayi

L’artiste Ignace Don Metok fait parler de lui depuis un moment, et pas sur les podiums. Depuis qu’il a annoncé publiquement la création de son parti politique, on attendait de voir dans quelle direction sa caravelle irait. « Surtout pas chez Yayi» pronostiquaient avec une naïve certitude certains Béninois. Eh oui, les FCBE ne sont pas prêts d’oublier son tube satirique «Atilito» qui faisait le bonheur de l’opposition politique à Yayi à l’époque. Mais c’est mal connaître la souplesse de cet habile danseur qui ne sait pas que chanter. C’est bien chez les FCBE qu’il compte danser désormais, le temps de la chanson étant fini. Et c’est notre Onze national de football qui pourrait en payer le prix la prochaine fois qu’il y aura un match de football. L’hymne aux Écureuils de Don Metok pourrait n’être repris que par la moitié du stade. La méfiance politique ici n’a pas de limite. Metok qui a fait toc toc chez les FCBE le sait ou le saura bientôt.
A. G.

La vengeance de l’iroko

Ceux qui cherchent palabre au paisible président Koovi, patron suprême de son alliance Iroko, récemment candidat unique des morts aux dernières élections présidentielles, le seul d’ailleurs à avoir fait sa campagne politique dans les cimetières, ceux-là devraient faire attention à cette anecdote que raconte notre bon Bertin. Il dit en effet avoir pendu la langue à un jeune homme qui perturbait une de ses prises de parole en pleine campagne électorale à Toffo en 2016. C’est vrai que depuis qu’il a reçu une convocation de l’Office central de répression de la cybercriminalité, l’iroko Koovi se fait prudent, et n’apparait plus que sur la toile. Sa seigneurie mystique autoproclamée aurait donc des limites, ouf! Voilà certainement donc pourquoi l’iconoclaste de Takou à qui il avait promis publiquement la démence continue de se la couler douce et de faire des post «gombotiques» à la gloire de son nouvel ami, notre préféré «Romi le tontinier».
A. G.

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