LAURENT METOGNON: UN SI LONG PROCES

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Deuxième réveillon d’affilée pour Laurent METOGNON, à attendre derrière les barreaux, l’ issue d’un procès qui n’ en finit pas. Quel cadeau du Père Patal pour cet ‘’ami’’des mercredis rouges d’il y a peu ! Quelle étrenne pour ce syndicaliste qui savait mobiliser sa troupe pour la cause des exilés et qui peine aujourd’hui à trouver échos pour lui-même embastillé?
Les temps sont longs à la Prison de Missérété où le ‘’Camarade‘’ Laurent arpente sa cellule en préparant sa défense en contestation d’une discutable accusation et d’ une condamnation pour des «rétro commissions » dans des placements de fonds de la CNSS ( Caisse Nationale de Sécurité Sociale) dont il était Président du Conseil d’ Administration.
Un mystérieux don d’un magnum de champagne et d’une enveloppe de 2 millions de CFA de la part d’un énigmatique Directeur de la Banque bénéficiaire du dépôt de 17 milliards CFA desdits fonds. Des dépôts de fonds qualifiés « à risque » dans une Banque à la structuration « financière fragile » au point que l’Etat béninois lui-même y injecterait 4 autres milliards pour éviter à l’ Établissement financier une banqueroute.
Mais suffisant soupçon pour entraîner l’emblématique syndicaliste à en répondre devant un tribunal et emporter l’intime conviction des juges qui prononcent alors une peine d’emprisonnement de 5 ans contre le sémillant syndicaliste.
Comment en est- on arrivé à cette sentence sans éveiller remous et indignation à hauteur de la réputation du METOGNON des mouvements sociaux de la période de Kérekou 1 à Yayi Boni ?
Comment « le camarade » est- il arrivé à ne pas susciter la capacité « de bloquer le pays » de ses pairs TODJINOU LOKOSSOU et autres Essè IKO ?
Comment celui que Jean Baptiste Elias, chef de file de la Société civile, qualifiait d’ « intègre et honnête ami» a été renvoyé, presque dans l’ indifférence, en prison avec une condamnation qui ternit l’image d’ une icone du mouvement syndical et social au Bénin ?
Ce sont des questions qui trouvent peu de réponse, voire qu’elles suscitent d’autres interrogations quand, en off, ceux qui savent de quoi sont faites les organisations de mouvements sociaux, se rappellent des implications personnelles de Laurent METOGNON, il y a peu pour défendre ceux dont le pouvoir de YAYI Boni mettait la tête à prix. Il paraît que le « camarade » ne ménageait pas d’ effort même dans des déplacements en dehors du territoire pour maintenir la « pression sociale ».
Pendant que le «camarade» Laurent METONGNON peaufine son argumentaire pour contester et faire appel de cette mise hors circuit, c’ est la nouvelle instance de la CRIET qui décide de se saisir du dossier pour en connaître à son tour.
Tiens tiens! Une procédure qui rappelle une autre affaire ; avec ses contestations de formes et de fond.
Du dossier METONGNON, la CRIET en connaitra à partir du 16 janvier 2019. Occupée qu’elle est aujourd’hui à vivre des déballages d’ une autre affaire.
Et si la CRIET tient son audience, METONGNON devrait- il aller aux révélations à la TEGBENOU ?
Il se dit sous cape qu’ il en détient qui pourraient ébranler la sérénité de la République.
Des langues bien pendues qui se retiennent laissent toutefois traîner que les déboires du « camarade » sont ceux des « amis » devenus encombrants. On prête même à Laulo de viser la timbale de la députation.
METOGNON à l’ Assemblée, ce sera tout sauf le petit doigts sur la couture du pantalon.
Le procès à rallonge de l’‘’ami’’ METOGNON est- il tenu par la prochaine échéance électorale ?
Dépité, par les multiples renvois d’audience d’une cour qui prend son temps, Laurent METOGNON se rabat sur la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples pour se faire entendre. Pour espérer une décision de justice qui le libère à temps. Le temps d’un enjeu électoral.
Rendez-vous le 16 janvier à la CRIET.

Ted Lapirus

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