GBAGBO IRA-T-IL A GAGNOA ?

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L’ancien président ivoirien déclaré non coupable et libre par les juges de la CPI ne peut encore libérer sa cellule. La raison : Fatou Bensouda, procureur de la Cour Pénale Internationale, qui s’était fait livrer Laurent Gbagbo par vol spécial à la Haye un jour de Novembre 2011, ne se résout pas à abdiquer. La raillerie du Président des Céans au moment de rendre les délibérations a dû la piquer à l’ego. Pas foutus, elle et les siens – s’emportait-il à la limite – d’apporter des preuves concrètes des accusations de crimes portées contre l’ex-Chef d’Etat. La vidéo sur laquelle elle avait misé gros, s’était avérée vide. Dans les rangs de ses propres témoins qu’elle avait introduits à la barre, il s’en était trouvé dont les déclarations devant la Cour ont été à décharge plutôt qu’à charge pour l’accusé. Le prétoire de la CPI où Laurent Gbagbo comparaissait (et accessoirement son poulain Charles Blé Goudé) en avait pris des allures d’une boulangerie avec Fatou Bensouda dans le rôle de la boulangère qui préfère se couvrir elle-même de farine par peur que quelqu’un entreprenne de la rouler dedans. Elle s‘était à ce point malmenée que les avocats de la défense n’ont pas eu besoin d’utiliser leur temps de parole. Fatou a fait tout le job à leur place, il n’y avait plus qu’à plaider l’acquittement et la libération immédiate de leur client. Chose faite et cause entendue. Un premier appel du procureur est rejeté. Un second est accepté. Laurent Gbagbo va rester taulard jusqu’à l’ouverture du procès en appel, pas avant le 1er février au plus tôt.
La CPI aura bien joué au yo-yo avec les nerfs des pro-Gbagbo, euphoriques après le verdict des juges, le souffle coupé suite à l’appel du procureur, euphoriques après le rejet de l’appel, le souffle coupé après le second appel du procureur puis finalement tendus comme un élastique depuis l’annonce d’un retour de leur champion dans le box des accusés.

Martin SENALIDE

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