Impoli-tics du Jeudi 24 Janvier 2019

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Azannaï pas tres candide

Dans l’une de ses nombreuses vidéos qui pullulent sur la toile depuis un moment, on entend Candide Armand-Marie Azannai déclarer : « Quoiqu’ils fassent, aucun des membres des blocs ne se fera réélire. Ils ne pourront pas recueillir des voix. Ils ne pourront pas en voler….Ils ne pourront plus voler. Je suis l’expert qui les aidait. Je ne les aiderai pas. Je refuse. Je suis, le spécialiste. Je ne les aiderai pas et je sais totalement comment ils procèdent. C’est moi qui leur passais le code et les techniques, mais je ne leur donnerai plus les idées ».
Des aveux qui commencent par faire leur petit bonhomme de chemin, surtout qu’un peu plus loin dans la vidéo, le teigneux président de Restaurer l’Espoir, affirme avoir été à la manœuvre de la manipulation des chiffres en 2011 pour que Yayi obtienne son historique KO. Ajouté à l’aveu surprenant de ce député transfuge du PRD qui, il y a quelques semaines, avouait avoir transporté une valise pas très diplomatique de quatre cent millions de nos francs pour le compte du parti Arc-en-ciel, on se dit qu’on est bien là dans l’ère des aveux improbables. Le marrant Tégbénou qui, au prétoire de la CRIET, lancé son affaire de 27 milliards emportés par hélicoptère de son coffre-fort domestique a fait à peine pire.
Aristide G.

Gbadama-Silence

Le buffle du borgou, El Hadj Rachidi Gbadamassi, l’unique professeur agrégé en anachronisme procédurale sur fond de favoritisme corporatiste dont dispose actuellement le Bénin, commence, au goût de certains Béninois, par être trop taiseux. Et on les comprend, ces Béninois avides de gbadamassisme verbal qui ne comprennent pas la discrétion de l’homme, surtout par ces temps où son grand rival de la huitième circonscription électorale, Yayi, multiplie les uppercuts, les crochets du gauche et du droit et des directs à la figure des blocs de la mouvance. Mais pour sûr, notre impatience ne durera pas bien longtemps. Le buffle donnera très bientôt des coups de cornes ravageurs dont il détient le secret. Sauf que cette fois-ci, il ne veut peut-être plus fonctionner sans avance de démarrage et surtout sans une idée nette de sa position sur la liste républicaine.
A. G.

On dit paaa…ça va déchirer grave !

Dans le sillage ou à l’ombre de la confrontation électorale à venir, s’annonce un choc des titans entre stylistes, dans le département du Mono. Le ton en a été donné la semaine dernière avec l’imparable Dakpè Sossou qui, à l’occasion d’un meeting politique du bloc républicain, s’était exhibé sans aucun complexe, dans un complet local en pagne tagué dans tous les sens du vert baobab républicain. Le mérite du couturier qu’on imagine être bien de la zone, est d’avoir donné au vieux Dakpè, une allure de commandant Cousteau des tropiques, avec cet habit. Mais comme nous sommes désormais bien sur un terrain de tac au tac, la réplique foudroyante est venue quelques jours plus tard, du côté de l’USL. C’est l’honorable Basile Ahossi qui semble donner la réplique avec cet accoutrement de la fin des temps où on l’aperçoit avec l’incontournable serviette xwla-popo pendant à un cou solidement tenu par une virile cravate, le tout sur une chemise manches longues bigarrée.
C’est à ces détails qu’on reconnait les prémices d’une bataille électorale qui sera, au sens propre, riche en couleur.
A. G.

Partir… pour mieux rester

Ceux qui ont été soupçonneux en lisant l’annonce du départ à la retraite politique du président Bertin Koovi, président éternel de l’Alliance Iroko, candidat adoubé par les morts de tous les cimetières du Bénin aux présidentielles de 2016, auront finalement été les plus sages. A peine quelques jours de retraite que le président Koovi s’invite dare dare dans la crise opposition-oppositionnelle qui oppose le parti Restaurer l’espoir à l’USL de foo Sebago. Et son arbitrage dans cette guéguerre de coépouses était très peu amène avec les milliards du poissonnier face auxquels lui-même appelle à se tenir digne et fier. Une fois encore c’est celui qui a écrit que les morts ne sont pas morts qui a eu raison. Et surtout lorsque c’est le candidat des morts qui annonce sa mort politique, il était absolument prudent d’aller relire Birago Diop. La prochaine fois que le président koovi voudra nous faire le coup de sa mort politique, nous laisserons couler trois jours, le délai de résurrection, avant de nous y prononcer.
A. G.

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