AGBONNON ET LES SIENS AU CINEMA

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Un casting de Maestro. Un scénario hyper amazing. L’équipe de production n’a pas fait dans les détails. La saison 2 de la célèbre parodie ‘‘Monsieur le président’’, ici sous-titrée ‘‘ Agbonnon dans les labyrinthes du réel’’, promet de faire des vagues. Blagues de mauvais goût comme on les aime, drague de basse-cour, gags à la pelle, satire à l’emporte-pièce, railleries à gogo, humour grivois : bonne humeur garantie. Dans ce labyrinthe d’un genre nouveau, l’humour outrecuidant va dans tous les sens. Premières victimes : les côtes du spectateur joyeux, qui lui-même ne peut sortir d’une séance de visionnage que dans l’état de quelqu’un qui est à deux doigts de mourir…de rir !
Agbonnon dans les labyrinthes du réel, c’est un chef-d’œuvre, un modèle du genre. Une pure fiction ! Si pure qu’il n’est plus besoin de paraphraser la célèbre ritournelle : « Toute ressemblance avec la réalité n’est que pure…vérité ! » La faute à des comédiens plus excellents que l’excellence elle-même. La faute à un jeu d’imitation de voix qui frise la perfection chez Agbonnon. La faute à un Tobou ( ne pas lire Toboula) qui, dans sa morphologie, ses faits et gestes, ressemble à s’y méprendre à un préfet définitivement rentré dans l’histoire. On connaissait déjà Serge Yeou et son célèbre ‘‘Je vous aime…Naturellement…’’ On le retrouve avec la même envie de rire dès qu’il apparaît à l’écran, tellement la tonalité de sa voix et sa gestuelle rappellent le prédécesseur d’Agbonnon. On le redécouvre donc ici en même temps qu’on découvre Edjinkonin, son crâne en quête de cheveux par endroits, sa voix fluette et ses célèbres luttes de soleil noirs qu’il arbore souvent de jour comme de nuit (bien entendu, on ne parle ici que du comédien).
Ceux qui ont eu l’honneur et le privilège d’assister, samedi dernier à Canal Olympia de Cotonou, à la toute première diffusion du premier épisode de la série ‘‘Agbonnon dans les labyrinthes du réels’’, ceux-là sont sortis de la salle le regard larmoyant (pour avoir ri plus que de raison) et la tête bourrée d’appréhensions. Comment ceux qui se reconnaîtront dans ce film de fiction accueilleront-ils cette audace humoristique ? Zappons !
Et allons à l’essentiel. Pour établir un axiome. Si vous croyez toujours que le pays de Michel Gohou est le champion de la sous-région en matière humour et de satire sociétale, cela veut dire une seule chose : vous n’avez pas encore regardé ‘‘Agbonnon dans les labyrinthes du réel.’’ Et ceci n’est pas un canular !
Le Sorbonnard

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