BARBOTAGES

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OMERTA OU CALME AVANT LA TEMPETE ?

La disparition de la scène publique de certaines forces brutes de la mouvance suscite interrogation. Plus de Kassa Barthélémy sur la montagne et Rachidi Gbadamassi, alias, Doctrinaire ne fait plus des mousses dans les gargotes de Parakou. C’est l’omerta républicaine. Certains pensent, cependant, que l’enjeu du 28 avril demande une mise au vert qui se confond parfois à une mise en règle avec le fisc. Quand on voit le parcours du combattant qui précède le dépôt des dossiers de candidature, il y a de quoi être sans voix.

DEGLA REPUBLICAIN ? DU TOC…ART !

Le remède de cheval d’Agbonnon fait des vagues avec des adhésions à la mouvance qui laissent de glace. On sait que certains élus des Collines comme André Okounlola ne peuvent pas faire machine (agricole) arrière de peur de tomber dans le gouffre. Quelqu’un a entendu gnouf ? La détermination de l’honorable Benoit Dègla à imposer le cheval républicain à Ouèssè surprend beaucoup de ceux qui le croyaient très fidèle à Boni Yayi. Il se dit même que c’est lui le tocard du parti républicain.

ZOGANG SE FAIT GARÇON POUR LES LEGISLATIVES

Gaston Zogang dans le starting-block des législatives ? Non, pas après la mésaventure Anfani qui a fini par sa maison vandalisée à Porto-Novo. Mais le virus de la politique a ceci de commun avec celui du sida qu’il se ramasse souvent dans le plaisir d’une activité jouissive. Tous les ministres et directeurs, même les plus technocrates, sont devenus politiciens par le jus des choses. Le drame est que la politique ne connaît pas d’antirétroviraux. Zogang veut encore tenter sa chance aux prochaines législatives. Pourvu que la loterie lui marche cette fois-ci.

QUAND LA DEMOCRATIE FOUT LE CAM…PUS

La réforme de la rupture a débordé sur les campus universitaires béninois. Désormais les recteurs, directeurs et doyens des écoles et facultés ainsi que les chefs de département seront nommés alors que le Togo vient de passer en mode élection comme le Bénin. La levée de boucliers sur les campus sonne comme le début d’un nouveau bras de fer entre la ministre, elle-même universitaire, et les enseignants. Ils comptent déferler sur le champ de foire en toge pour montrer le talon d’Achille du gouvernement en place. Pourvu que cette démocratie à reculons ne transforme pas les campus en camps.

Rim

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