BIC EN L’AIR … ! DERNIERS SOUHAITS D’AGONISANTS

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On n’avait pas fini d’en rire. Mais là ça devient tellement ridicule qu’il faut se plier en quatre, pour rire, à gorge déployée, à se fendre la mâchoire. Ils étaient quelques uns, ceux-là qui croyaient encore en cette Cour. Mais les derniers événements ont fini par jeter un discrédit si intense sur elle que même les fervents défenseurs de son utilité commencent par marcher à reculons, s’éloignant de ce qui devient de plus en plus, un spectre angoissant, isolé et sans aucune crédibilité. Cette cour n’est rien d’autre que la fameuse COUR PENALE INTERNATIONALE.
Le coup d’épée qui a fini par la déchiqueter fut cet acquittement du sulfureux Laurent GBAGBO et de son ministre Blé GOUDE. En prononçant un énième non lieu dans les affaires supposées de crime contre l’humanité, la COUR PENALE INTERNATIONALE a fini par donner raison à Donald TRUMP qui ne la considérait pas comme une cour crédible. La surprise était totale car on se disait que pour faire un peu crédible, cette Cour allait condamner légèrement Laurent GBAGBO pour gagner une once de crédibilité. On s’attendait à une petite peine de dix ans, ou quinze ans, pour que déduction faite du séjour passé en détention provisoire, il en vient à passer à peine deux ans pour rejoindre sa terre natale. Mais fffffffffffff, rien, nada. Même pas une peine de sursis.
L’acquittement tonitruant sonna le glas de la descente abyssale de cette cour. Devant l’agonie, le Parquet fit appel sans grand espoir. On attendait l’audience qui se prononcera sur cette voie de recours lorsque dans le ciel serein de la Haye, on apprend que les juges de cette cour, sentant l’approche de la fin de leur office, demandèrent une augmentation de salaire. On a eu l’impression, le temps d’une minute, qu’ils ont écouté la chanson de Don Metok qui préconisait que tout ne sera pas perdu et qu’à défaut de millions, il faut crier au milliard.
Comme le laboureur sentant sa mort venue, ces juges, craignant la fin de leur carrière suite à cet acquittement qui a fini par désacraliser la COUR, veulent tirer le dernier pactole, genre, on ne fera pas tout ça pour rien quand même. C’est donc contre toute attente qu’ils exigent l’augmentation de leur salaire. Vous avez bien entendu. Comme des chauves-souris akpanli arcboutées à la dernière branche, les yeux injectés de sang suite à une sodomie sans vaseline et la glaire à la bouche, ils veulent qu’on augmente de 26% salaire qui n’a connu aucune hausse depuis 2002. C’est le New York Time qui rapporta l’information le 21 janvier 2019 et l’ont est en droit de se poser mille et une questions. Pourquoi maintenant ? Pourquoi au moment précis où le 1er février 2019, ils sont appelés à connaitre du recours du Procureur contre la décision d’acquittement ? Dans un esprit lugubre, le déchainé du jeudi voit dans cette coïncidence, les soubresauts des membres d’une Cour qui ont perdu leur masque et qui craignent désormais la désertion des pays adhérents de ce qui apparait comme l’arnaque la plus gigantesque de toute l’histoire de justice internationale. Si on doit aboutir à la fermeture de cette Cour qui vient de donner elle-même l’arme de son anéantissement, il serait alors opportun qu’on demande les rappels, car ça sent le chômage dans les années à venir, dans la toge.
En attendant, le plus malchanceux dans cette affaire reste le nommé GBAGBO Laurent dont le signe zodiaque pourrait s’appeler désormais BALANCE. Il n’est pas encore sorti d’affaire et l’on est en droit de se demander ce qui se passera si les juges n’obtiennent pas satisfaction. Ils ont beau proclamer que la réclamation n’a rien à voir avec le cas GBAGBO, nous autres sommes très sceptiques par rapport à leur intention. Alors, Laurent GBAGBO deviendra t-il une monnaie d’échange dans ce qui apparait comme les exigences de derniers survivants dans un bateau qui coule ? Seul le 1er février 2019 nous donnera la réponse. En attendant, nous allons chanter le requiem de cette Cour : Artiste Don Metok. Pas de danse : Atoké flé noukoun. Morceau : a tili to. Refrains : a nan flo mion towé, bo nan do homin houn zo a ? a tili to, é do ho nouwé a non sé a. homin houn zo loooo.
J.H.

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