CONTRIBUTION DES PTF AU FINANCEMENT DE NOS ELECTIONS : LA SOUVERAINETE N’A PAS DE PRIX, PAS DE CFA NON PLUS !

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On ne révise pas une devise qui marche. Tant que la France, l’Union Européenne et toute la clique de bailleurs de devises en auront à nous donner, nous ne rechignerons pas à prendre. Et même s’ils ne se proposent pas de nous donner, nous n’aurons pas froid aux lèvres à leur demander. La main tendue pour le pain traduit le même souci de survie que la main tendue pour la paix et, dans certaines situations, naître avant la honte est un atout. D’autant que l’on sait qu’ils ont de l’argent à investir dans notre croissance comme dans notre décroissance, pour financer nos projets en même temps qu’ils nous projettent dans les dettes, pour nous aider à construire nos chiottes et nous débarrasser de nos ordures, pour soutenir nos budgets généraux de l’Etat et financer nos processus électoraux.
Les législatives du 28 Avril seront un nouveau test pour jauger combien nos partenaires techniques et financiers adorent être à nos côtés car comme d’habitude, nous n’y parviendrons pas seuls. Il faut nous tenir par la main tendue. Le Président de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA), Emmanuel Tiando est trop intelligent pour ne pas se plaindre à intelligible voix quoiqu’il ne s’en cache qu’à peine. Quand bien même l’institution qu’il dirige ne s’offusque pas d’une insuffisance des fonds mis à disposition, elle ne fera pas son malin devant des PTF éternellement pleins aux as qui voudront prendre de ses nouvelles. Pour la besogne à accomplir, il y aura toujours des besoins à couvrir, aime bien sous-entendre Tiando.
La souveraineté du Bénin s’arrête là où commencent ses incapacités.

Martin SENALIDE

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