BARBOTAGES: LA VENGEANCE DES CARTOUCHARDS

109

Le gouvernement a lancé la vendetta contre les enseignants présents au sit-in de protestation contre les nominations dans universités. Il est réclamé de toute urgence les noms de tous ceux qui n’étaient dans les amphis ce jeudi noir. Alors que des arguments se construisent dans le sens d’un chapeau à porter aux syndicats des étudiants, c’est un communiqué pondu par les responsables de l’Unseb qui vient semer le trouble. L’Unseb demande gentiment aux enseignants de faire comme eux ont toujours fait lors de leurs protestations, c’est-à-dire assumer les responsabilités et aller se dénoncer aux autorités. L’Unseb a une dent contre les enseignants depuis les violentes grèves de l’année écoulée qui ont tourné au règlement de compte entre enseignants et étudiants. Cette crise avec le gouvernement est du pain béni pour les cartouchards de l’Unseb qui trouvent là la façon de rendre aux enseignants la monnaie de leur pièce.

UN TOUR DE VICE

Claudine Prudencio est sûrement la révélation politique de ces derniers mois. Un non franc à Agbonnon sans pour autant raser les murs, c’est de l’art et du doigté. Belle, mature et sensuelle, elle sait tenir en laisse les mâles et mobilise dans toutes les couches. Même le vieux Bernard Lani Davo n’a pas pu se retenir. Se dresser comme un vrai homme derrière Clauclau doit avoir un effet de paradis sur terre. Avec le nombre de voyeurs que compte le pays, elle va faire un tabac lors des prochaines campagnes. Le problème c’est Sacca Lafia. Le ministre de l’intérieur traine à délivrer le récépissé tant attendu à l’UDBN, saccageant l’espoir de tout un monde de vicieux.

ARTICLE 242 : ENTRE 10 PROPORTIONS ET POURCENTAGE

Jamais un article de code électoral n’a autant assombri les perspectives politiques de ceux qui l’ont voté. Des députés ont découvert avec stupeur les couleuvres cachées dans les recoins des articles et courent à l’information, pour ceux qui hésitent à consulter le fâ. Ils étaient nombreux au cours magistral du président de la CENA autour des dispositions et interprétations de l’article 242. A l’évidence, plusieurs partis politiques risquent la quarantaine à l’issue du scrutin. D’après cet article 242, il faut passer l’étape des 10% à l’échelle nationale pour prétendre au partage des sièges. Du coup, c’est le stress qui gagne les présidents. Il est, en effet, plus facile de cueillir 10% sur un contrat de marché public que de les gagner dans les urnes.

AVENIR MENACE ?

Le quitus fiscal est devenu une équation difficile à résoudre pour les leaders des FCBE. Ils ne décolèrent pas face à la lenteur dans la délivrance de ladite pièce. Elle est obligatoire et de ce fait, conditionne la participation au scrutin. Quand on sait ce que vaut l’immunité parlementaire, l’acquisition de cette pièce devient un combat pour plusieurs hommes politiques en sursis qui menacent : il n’y aura pas d’élection sans l’opposition. C’est parce qu’ils savent où ils pourraient se retrouver s’ils manquaient l’Assemblée.
Rim

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.