JUS DE LIVRE : EXTRAIT DE … « PRECURSEUR DE L’ENTREPRENARIAT FEMININ EN AFRIQUE »

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                      Un récit autobiographique de Jeanne Da Silva (sœur de Karim Da Silva)

«
Mon grand frère Karim ayant appris la nouvelle, s’est rendu précipitamment chez moi. Il usa de ses relations au niveau de la hiérarchie policière. Ce qui a permis de neutraliser le même jour, à la frontière d’Igolo, le cerveau de la bande qui transportait sur lui le poste récepteur et une partie des bijoux volés. Cet indélicat est d’ailleurs un proche de la famille.

Après cet incident, pour me protéger contre d’éventuelles attaques, j’ai sollicité et obtenu un permis de port d’armes, une arme dont je me suis débarrassée plus tard. Par ailleurs, ces mêmes voleurs ont perpétré un autre vol au domicile du Docteur VOGLER. La police a réussi à les arrêter tous. J’étais chez mois quand le président KEREKOU me fit appeler. Lorsque je me rendis au Palais, ces chenapans étaient là, menottés. Quand ils me virent, ils commencèrent à me supplier et à me baratiner.

-Nous n’avons pas touché à votre enfant qui dormait dans le berceau…Nous n’avons fait du mal à personne…Il faut nous pardonner…

Je les regardai avec peine et mépris.

-Puisque vous avez cherché, vous allez supporter. Vous aurez la punition que vous méritez, ai-je répondu.

Le lendemain, j’étais au Port, quand ces bandits ont été conduits à la plage, ligotés contre les cocotiers, et fusillés. »

(Ndlr : Ces événements se déroulent en 1973)

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