Rictus et Cogitus: QUELQUES RONRONS ET LA CARAVANE PASSE

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L’hypoténuse du triangle amoureux

L’amour vrai ne varie jamais. Et les prétendants se découragent rarement. Ils se juchent toujours au sommet du manguier le plus proche pour guetter la moindre faille dans le couple, puis redescendent en demi-voleurs demi-conquérants, reprendre ce qui leur avait été pris. Le Bénin, jouvencelle irrésistible aux appas enivrants, mordra sans doute à l’appât. Mais de qui ? Le nouveau qui se refait du ménage dans son cœur pour refaire la cour à la belle, ou l’ex toujours entreprenant apte à s’agenouiller pour s’excuser de ses trahisons du passé ? Pour les amoureux raciniens et nous au DDJ, la Saint Valentin c’est le 28 avril et les fleurs seront des promesses électorales. Maîtresse Corps-beau, attention aux renards.

 

Rictus fiscal, quand les lèvres se fendent en essayant des rires forcés

 

Soyons tranquilles. Tout le monde n’ira pas aux législatives. Il y a des échauffements certes, mais comme à toutes les courses, il y a un mauvais contrôle IRM ou antidopage qui déleste les rangs des éléments troubles. Ce sera pareil pour le 28 avril. Il y a ceux qui rêvent encore de s’affubler de l’inénarrable titre d’honorables d’ici quelques mois, et ceux qui passeront la barre du quitus fiscal pour tout au moins aller s’exposer au cachet (ou à l’absence de cachet des Béninois). Il y aura des grincements de dents, mais à y voir de près, ce sera une délivrance pour beaucoup car déclarer ses biens pour obtenir quitus revient à payer des tonnes d’impôts plus tard, or le Béninois a horreur des dépenses, en dehors des frais de dot, de baptêmes et de funérailles.

 

242, rue des incompréhensions

 

Jamais disposition de code électoral n’a suscité autant de thèses de droit comparé et de sociologie politique. Si la 242 était une rue, elle serait interdite d’accès par l’opposition qui y voit un cul-de-sac sibyllin aménagé par la mouvance pour faire main basse sur les élections. Demandez-leur comment. Ils n’ont pas la réponse. Ils savent qu’il y a un piège, mais ne savent pas exactement lequel. Quant aux mouvanciers, ils vous diront « Je vous donne lecture de l’article et vous verrez que c’est clair comme de l’eau de roche », sans oublier qu’il y a des roches où l’eau ne coule pas. Et quand ils auront fini la lecture ils se rendront compte que personne n’a avancé. En définitive, faisons simplement la conclusion : Ceux qui ont compris l’article 242 sont ceux qui ne l’ont pas lu.

 

Stop élections, nommons un peu pour changer

 

On parle trop d’élections. Nommons un peu. Le gouvernement, excédé par ce mot qui commence à trop revenir avec le chiffre 242, a décidé de nommer un peu par-ci par-là pour qu’il y ait un peu de silence. Erreur. Depuis qu’il est allé faire ça à l’université, il en entend de vertes et de pas mûres. C’est à se demander ce qui lui a pris de suspendre les décanales pour « placer les siens », selon l’opposition. Ce qui est sûr, il y aura quelques énervements qui ne seront pas forcément diffusés sur la chaîne des grands événements, et puis chacun ira chez lui bouffer un peu et on passera à autre chose.
En tout état de cause, le DDJ de cette semaine rit tout seul au slogan Patal devenu viral, que dis-, fatal : « Vous allez en souffrir mais vous ne pouvez rien faire ».
Bonne lecture dans ce pays où tout est toujours génial !

H. DAKPOGAN

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